
La France environ compte 11 millions d’aidants familiaux. Ces proches effectuent ce soutien auprès de leurs parents âgés sans même se déclarer en tant que tels parfois. Ils estiment consacrer en moyenne près de 20 heures hebdomadaires pour se rendre disponibles.
Quand les aidants craquent
Bien que cette aide qu’ils apportent à leurs parents soit souvent très valorisante, elle est également source de difficultés. Ainsi, nombre d’entre eux ressentent ce qui pourrait être assimilé à un burnout.
Quelle est la situation des aidants et les maux dont ils souffrent ? Quelles sont les mesures pour alléger leur charge ?
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Comment aider les aidants ?
Voyons les mesures en vigueur.
Les difficultés des aidants
Les aidants sont des auxiliaires très importants pour le maintien à domicile des personnes âgées.
Ils peuvent alors assurer des besoins essentiels comme :
- Faire les courses,
- Aider à la préparation des repas,
- Assurer l’entretien du domicile.
Cette quantité de tâches est à ajouter à leur propre travail. Il faut également prendre en compte le facteur émotionnel lorsque la personne âgée devient dépendante et que les aidants deviennent impuissants.
Quelles statistiques sur l’épuisement des aidants
Elles mettent en évidence que :
- 75 % en moyenne passent 16 heures par semaine avec la personne aidée. Ils témoignent à 44 % que cette situation a des répercussions sur leur vie au travail. Par conséquent, ceux-ci ont des difficultés à concilier leur vie professionnelle avec leur statut d’aidant ;
- 75 % accumulent de la fatigue et du stress dus à leur présence auprès de leurs proches ;
- 43 % estiment que leur vie personnelle et familiale est impactée par cette situation. Comme ils consacrent moins de temps à leur propre famille ou à leurs amis, ils ressentent un sentiment accru d’isolement, voire d’exclusion ;
- Plus de 50% d’entre eux dépensent en moyenne plus de 2000 € par an en frais de transport pour se rendre auprès de leur proche, en frais de santé, parfois en travaux d’aménagement du domicile pour le rendre plus accessible. Par conséquent, l’aspect financier peut également devenir un problème.
Néanmoins, ils sont toujours plus nombreux à se déclarer aidants familiaux et initient des groupes de soutien ainsi qu’un maillage au niveau national. Malheureusement, pour des personnes souffrant de maladies neurovégétatives comme Alzheimer par exemple, ils sont dans l’obligation d’apporter une présence de 6 heures par jour en moyenne. C’est pourquoi il est absolument indispensable de trouver des moyens efficaces afin de soulager ces aidants.
Le gouvernement a mis en place des moyens pour leur permettre de « prendre congé ». Ainsi, Ils peuvent trouver des solutions adaptées pour la personne âgée dépendante comme une entrée en ehpad.
Le répit des aidants, parlons-en !
Conscient des difficultés rencontrées par ces aidants et du soutien qu’ils procurent, le gouvernement a mis en place des systèmes d’aides. La loi définissant le statut des proches aidants instaure un droit au répit. Celui-ci concerne les personnes bénéficiaires de l’APA ou Allocation Personnalisée d’Autonomie. Ou encore ceux qui assurent une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile de leur proche. Il est également stipulé qu’ils ne peuvent être remplacés pour assurer cette aide par une personne de l’entourage.
Le droit au repos, comment ça marche ?
Lorsque le plafond du plan d’aide APA de la personne aidée est atteint, un droit au repos peut être délenché.
Que prend en charge le droit au repos ?
Il permet de prendre en charge :
- Une entrée unité protégée ou dans une structure d’accueil de jour ou de nuit ;
- Un accueil temporaire en établissement ou en accueil familial ;
- Dans un ehpad adapté ou le cas échéant en admission maison spécialisée Alzheimer ;
- Un relais à domicile.
Une aide de 1 012,76€ au-delà des plafonds de l’APA et ponctuelle peut être dévbloquée lorsque le proche aidant est hospitalisé et qu’il ne peut pas être remplacé.
Elle peut couvrir les frais d’un :
- Hébergement temporaire de la personne aidée,
- Relais à domicile.
Comment bénéficier du droit au repos ?
Afin de bénéficier de ce dispositif, il faut faire une demande auprès du président du conseil départemental. Pour le cas de l’hospitalisation programmée de l’aidant, un délai d’un mois avant la date d’entrée est requis. Il est également important d’actualiser ses droits à l’APA afin de les utiliser dans le cadre du droit au répit. Comme on peut le souligner, ces aides sont à anticiper et ne prennent pas toujours en compte la réalité des aidants. Ceux-ci sont, en effet, parfois trop pris entre leur travail, leur vie familiale et le soutien à leur proche pour être en mesure de prendre les devants.
Si ces mesures prennent en compte financièrement une part minime de l’investissement des aidants, elles restent insuffisantes.
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Janique BARBET, experte en gérontologie – Ascelliance Retraite