
Un déclin lié aux nouveaux apprentissages
De nombreuses recherches menées dans des pays occidentaux indiquent une baisse du nombre de nouveaux cas de démences. Une étude provenant des États-Unis a publié ses résultats d’études, ces derniers indiquent une baisse de la maladie de 20% tous les 10 ans.
Certaines analyses confirment qu’agir sur les principaux facteurs de risque pourrait éviter 35% des cas. Il est prouvé que l’augmentation des réserves des capacités cognitives passe par de nouveaux apprentissages. Ces derniers retarderont le déclin cérébral. J.F Dartigues, un neurologue français, a observé en 20 ans une baisse de près de 40% de cas de déficits cérébraux sur 1000 agriculteurs âgés de plus de 65 ans.
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La maladie d’Alzheimer concerne 900 000 personnes en France aujourd’hui mais on constate qu’une personne sur deux n’est pas diagnostiquée. Elle est également la 4ème cause de mortalité en France et 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année.
La maladie concerne essentiellement les personnes âgées de plus de 80 ans. Puisque 1% des moins de 65 ans sont touchés, et seulement 3% sont atteints entre 65 et 80 ans.
En revanche, 15% de la population est concernée au-delà de 80 ans.
Un combat contre la maladie d’Alzheimer
La diminution du nombre de cas de démences est en corrélation avec le niveau d’éducation et la culture. Seulement un quart des nouveaux cas d’Alzheimer sont répertoriés en Europe, ce pourcentage est en baisse par rapport à 2012. De nombreuses activités cérébrales sont faites quotidiennement par tous et permettent de stimuler le cerveau. Ces activités peuvent être la lecture, la scolarité, la pratique de plusieurs langues, la pratique d’un instrument de musique…
L’allongement de la scolarité et la massification des diplômes expliqueraient en partie la baisse de la fréquence de la maladie. Quand notre cerveau travaille, il s’aide de sa réserve cognitive pour compenser les lésions et repousser la maladie.
L’amélioration de la prise en charge médicale est le second facteur de cette diminution. Aujourd’hui, traiter l’hypertension artérielle, le diabète, la réduction de l’obésité et de la cigarette permet de prévenir de la maladie d’Alzheimer.
L’étude « Paquid » a démontré qu’une baisse de l’audition accélère le déclin cérébral mais qu’un malentendant équipé n’est pas plus à risque.
Le sommeil a aussi un rôle important et c’est pour cela qu’il faut préserver la qualité de sommeil pendant le plus longtemps possible. C’est durant les phases de repos que l’organisme se débarrasse de l’amyloïde, cette substance est accumulée dans le cerveau des malades.
Ces conseils sont aussi faits pour aider l’évolution des symptômes quand la maladie est présente. La prise en charge la plus adéquate vise donc à adapter la cadre de vie tout en conservant ses activités de stimulation.
L’étude « Etna3 », menée par Hélène Amiéva, démontre que les ateliers personnalisés qui tiennent compte des goûts et capacités de chacun permettent :
- Une nette amélioration de la qualité de vie et
- Un allongement de la possibilité à rester chez soi en retardant la phase modérément sévère de la maladie.
Un remède à la maladie d’Alzheimer ?
Les avis des experts sont formels. Le docteur Olivier de Ladoucette, Président de la Fondation pour la recherche sur Alzheimer a lui aussi émis son avis. Selon lui, tout passe par la stimulation des fonctions motrices et intellectuelles.
Par exemple, l’évocation de souvenirs autour d’un thème permet de réveiller efficacement la mémoire émotionnelle.
Les médecins et les associations peuvent orienter vers des ateliers dispensés par des psychologues, des ergothérapeutes, des orthophonistes…
De plus, les médicaments ne sont plus remboursés depuis aout 2018 jugés inefficaces à guérir la maladie d’Alzheimer. Néanmoins, ces médicaments sont toujours prescrits par certains médecins. Le docteur Ladoucette les évalue non pas comme guérisseur mais plutôt comme ralentisseurs des troubles du comportement.
Ce dernier souhaite aussi convaincre tout le monde que l’annonce de la maladie d’Alzheimer ne marque pas la fin d’existence d’un individu. Selon lui, le processus de la maladie étant évolutif et lent, les malades ont encore beaucoup de temps à profiter de la vie. Il ne faut donc pas hésiter à sortir, faire des projets, rencontrer des personnes…
Lorsque l’entourage admet et comprend la situation, le contexte est bien plus favorable.
Par exemple, rigoler avec la personne de ses erreurs est le meilleur moyen de dédramatiser.
Trouver une façon de communiquer avec elle en entrant dans son univers est une manière de rendre possible pendant longtemps le partage de moments privilégiés.