
Qu’est-ce que la formation Carpe Diem pour les malades Alzheimer ?
L’approche de la maison de retraite médicalisée Carpe Diem serait-elle une révolution pour les personnes souffrant d’Alzheimer ?
Québécois de naissance, cet organisme communautaire autonome à but non-lucratif revoit totalement la prise en charge d’Alzheimer. La base de cette démarche ?
Considérer le malade comme une personne à part entière capable de vivre en société. C’est ce qui fait la différence avec un ehpad ou une maison de retraite « classique ».
Vous recherchez un ehpad spécialisé Alzheimer ?
Contactez nos spécialistes pour trouver la maison médicalisée adaptée quel que soit l’urgence, la dépendance ou le budget de votre proche. Nous sommes à même pour vous recommander les établissements médicalisés sur toute la France. Depuis 2004, nos spécialistes sont à votre écoute pour trouver la solution qui vous conviendra.
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Alzheimer : la formation Carpe Diem et sa nouvelle philosophie d’accompagnement
Afin d’accompagner au mieux les personnes Alzheimer en ehpad, la formation Carpe Diem fait le ménage dans les clichés. Les aides-soignants et infirmiers ne sont plus laissés seuls face à leur questionnement. La maladie est prise en charge dans son ensemble.
Tout d’abord, l’Homme est au cœur des priorités. Vient ensuite la maladie avec laquelle il faut l’aider à vivre.
On tente de comprendre ce que le malade ressent, voit, entend et essaie de dire. Plutôt que de le contrer dans ses moments difficiles, il est assisté et soutenu. Le but est d’accepter cette difficulté, de s’y adapter, et non l’inverse.
La philosophie de la formation Carpe Diem :
Mettre l’humain en avant, le médical en retrait autant que possible.
Quels sont les point de formation Carpe Diem en ehpad ?
Les points de la formation sont les suivants :
- Faire en sorte que le patient soit en confiance avec ses soignants ;
- Laisser libre cours aux envies du malade : c’est un adulte, il a donc le droit de se coucher et se lever quand il le veut, de faire les activités qu’il souhaite, et surtout de pouvoir aider les accompagnants pour se sentir toujours en capacité de ses moyens ;
- Laisser la personne en contact avec ses proches et inviter ces derniers à s’impliquer, ne pas l’enfermer dans un monde trop médicalisé ;
- Chaque situation a droit à une réponse unique et personnalisée, à travers des services ajustés à ses besoins.
La maison médicalisée Carpe Diem
Cette maison médicalisée est avant tout un foyer où vivent les gens. Comme chez eux, ils font les tâches ménagères en fonction de leurs capacités. Ils sont libres de planifier leur journée comme ils le veulent.
La grande différence avec un établissement médicalisé ?
Ici, les patients ne sont pas hospitalisés, ils vivent sous un toit, agencé telle une demeure de quartier. Un jardin, un atelier de bricolage, une cuisine, un salon, tout y est pour faire de ce lieu unique un havre non-anxiogène.
Et surtout, aucune blouse blanche. Rien ne fait penser que l’on évolue dans une maison médicalisée, un ehpad ou une maison de retraite. L’important est que tous se sentent « comme à la maison » et non comme des malades.
Il est clair que l’on remet ici en cause la prise en charge inadéquate des malades d’Alzheimer. Même si à la base les bâtiments médicalisés sont pensés pour faciliter le travail du personnel, on oublie le sujet principal : le malade.
Si les bien-portants se sentent mal en passant la porte d’un ehpad, ça n’est pas par hasard. Tout le côté médical y est exacerbé. Le personnel est en blouse blanche, les couloirs sont longs, étroits et mal éclairés. Dans l’esprit d’un malade Alzheimer, ceci est d’autant plus difficile à gérer qu’il ne voit pas les choses du même œil. Il peut se perdre face à un couloir interminable.
Ces petites choses, les maisons Carpe Diem s’efforcent de ne pas les utiliser.
Le patient est roi, c’est au personnel de s’adapter à son environnement.
Alzheimer en ehpad et la formation Carpe Diem : Un espoir français
Tout n’est pas perdu sur le territoire français. Des spécialistes veulent faire entendre la voix des patients Alzheimer en ehpad. La formation Carpe Diem arrive en Europe. Déjà présente en Suisse et en Belgique, elle a fait des émules sur l’Hexagone il y a peu. Depuis 2016, les Maisons de Crolles en Isère accueillent des malades en suivant la philosophie Carpe Diem. Plus particulièrement spécialisées dans les personnes jeunes, elles prennent aussi en charge des cas de maladies apparentées.
L’École des Hautes Études en Santé Publique de Rennes fait venir des intervenants de cette nouvelle approche. L’intérêt est donc grandissant.
La société coopérative « Carpe Diem en Finistère » a vu le jour en 2009. Elle met à profit ces nouvelles données en matière de prise en charge des malades de la mémoire. Les adhérents peuvent ainsi bénéficier d’un suivi personnalisé plus humain et en adéquation avec les besoins des patients.
Des associations d’aide à domicile prennent conscience que la prise en charge de ce genre de maladie est délicate. On ne traite pas un malade moteur comme un malade mental.
La prise en charge des malades est donc en pleine évolution. Même si les idées reçues sont difficiles à faire évoluer, il n’en reste pas moins un intérêt certain pour ces nouvelles données.
La TNMP Thérapie Non Médicamenteuse se développe aussi de plus en plus dans les ehpad.
Pour en savoir plus, nous vous conseillons ce livre :
La France est en bon chemin vers le changement de regard envers les malades de la mémoire.
Janique Barbet
EXPERTISE EN HEBERGEMENT POUR SENIORS